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Au programme :
P. Danican Philidor • N. Chédeville •
J. Hotteterre • J.-F. Rebel • J. Bodin de Boismortier •
F. Couperin • J.-J. Cassanéa de Mondonville • M. Pignolet de Montéclair • M. Dugué


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François LAZAREVITCH : flûte traversière, musette, direction musicale
Alexis KOSSENKO : flûte traversière
Philippe ALLAIN-DUPR
É : flûte traversière
Matthias LOIBNER : vielle à roue
Stéphane FUGET : clavecin
Lucas GUIMARAES PERES : viole de gambe
André HENRICH : théorbe et guitare




[…] François Lazarevitch fait revivre ce courant délicat où « l’art caché par l’art même » fraie avec le bon naturel des bourdons et du « chien » de la vielle, choisissant avec discernement les pièces caractéristiques du genre. Dès les premières notes de la suite de Philidor, on sent que l’intelligence du propos ne le cède en rien à l’expressivité la plus touchante. Un continuo très riche suit les moindres inflexions du flûtiste, décuplant avec un talent infini les couleurs d’un instrument traité avec la plus grande suavité. […]
Diapason •  5 diapasons


Après un premier titre remarqué de pièces galantes du XVIIIe siècle (« À l’ombre d’un ormeau »), Les Musiciens de Saint-Julien récidivent. Le « bon goût » d’alors est servi avec évidence par une fine sensibilité et une justesse de coloris conférant à ces pages un charme exquis. Par-delà l’interprétation et l’art qu’ont ces musiciens dirigés de la flûte ou de la musette par François Lazarevitch, d’unir les fins de notes au silence, cette version souligne les qualités de la musique française de chambre de l’époque. […]. Parmi les temps forts de cette version, on remarquera une Sonate du Pastor fido de Chédeville injustement attribuée à Vivaldi et enfin entendue à la musette et non à la flûte, une Musette de Rebel jouée par une flûte sonnant comme une musette, des Bergeries de Couperin d’une grande audace harmonique et une Sonate pour trois flûtes de référence, signée Bodin de Boismortier, au largo interrogatif et aux allegros d’un balancement inimitable.
Classica  •  4 étoiles


[…] Sur une basse soignée, variée et délicate, s’élève un son toujours sensible, que ce soit celui de la flûte copiée d’Hotteterre ou celui de la musette, trop souvent méprisée, que François Lazarevitch joue avec une maîtrise exceptionnelle. La virtuosité est bien là, assurée, aérienne souvent (Philidor, Gigue), mais aussi tendre dans ses aigus murmurés (Sarabande). Et quel noble aplomb dans les Allemandes, quelle finesse dans le moindre ornement ! Tout concourt à l’envoûtement de l’auditeur.
Symbiose parfaite, dès les premières secondes (Prélude de la 5e suite de Philidor) entre les musiciens, qui s’éloignent les uns des autres sans se perdre jamais, et sont animé d’un seul souffle. […]
Jamais la musicalité des Musiciens de Saint-Julien n’est prise en défaut, même dans la Sonate en trio du mystérieux Monsieur Dugué qui clôt le disque, où la vielle à roue de Matthias Loibner se mêle à la musette pour une instrumentation au résultat plutôt déluré. Un Rossignol en amour — "Ce Rossignol réussit sur la flûte traversière on ne peut pas mieux quand il est bien joué" nous dit Couperin - frôle la perfection par la beauté du son, la finesse des attaques, la justesse de l’expression qui font de cette pièce de clavecin chérie des flûtistes un véritable bijou : la Nature, d’après Buffon, "a comblé [l’oiseau-mouche] de tous les dons qu’elle n’a fait que partager aux autres oiseaux : légèreté, rapidité, prestesse, grâce et riche parure, tout appartient à ce petit favori" ; l’on est tenté d’appliquer la même description à la flûte de François Lazarevitch pour ce Rossignol.
Une grande variété de sentiments, de moyens musicaux, de formations, sans tomber dans l’excès d’hétérogénéité qu’aurait pu impliquer la présence d’œuvres, de compositeurs et d’instruments si divers, fait que l’ensemble séduit, si bien que tout le programme s’écoute sans regret, si ce n’est celui du bel âge d’or perdu qu’évoquent nos bergers poètes.
Muse Baroque-Le magazine de la musique baroque • Muse d'or


Ce magnifique disque est interprété par d’excellents musiciens. […] On tombe sous le charme. […] Pas assez de place pour en parler suffisamment. Achetez-le, c’est encore mieux.
Trad Magazine
•  Bravo TradMag


On est absolument enchanté par les œuvres et les sons de cet album, et d’abord par des flûtes merveilleuses. La deuxième suite de Hotteterre pour flûte et basse continue est un modèle de douceur subtile, de grâce, de délicatesse, à la fois teintée de nostalgie et de théâtralité. La suite en mi de Philidor ouvrant le disque charme par sa distinction, qui culmine en une gigue plus élégante qu’exubérante [...]
Mais si les flûtes traversières sont ici parfaites, c’est la musette qui donne au disque son caractère unique, irremplaçable […] c’est à un instrument noble et savant que nous avons affaire, dont Lazarévitch sait faire chanter tout le potentiel virtuose. Dès la suite en sol mineur de Chédeville, on est fasciné par la manière dont le son se tient à la limite entre tempérament champêtre et sophistication. Les connaisseurs savent combien, à ses débuts, la révolution baroque entretenait des relations parfois étroites avec la musique traditionnelle: même appétit de redécouvrir un patrimoine méprisé, même nécessité de se faire artisan, pour reconstruire un instrumentarium délaissé, même exploration de sources et de pratiques éloignées des conservatoires. Ce disque confirme et donne un nouveau sens à cette proximité typique des années 1970, en explorant l’histoire d’une culture où le raffinement invite en ses lieux la simplicité paysanne : Versailles rêvant de ses provinces. […]
On saluera tous les instrumentistes, ainsi que le label Alpha, qui se distingue une fois encore par son amour de la découverte.
Culturopoing.com