À l’Ombre d’un Ormeau nous plonge dans un univers poétique et subtilement contrasté, celui des brunettes ou chansons pastorales et des airs de danse tels que contredanses, tambourins et branles.
Les brunettes sont de différentes sortes. Certaines sont d’allure volontairement simple et traditionnelle, d’autres, directement issues des airs de cour du XVIIe siècle, donnent lieu à l’improvisation de doubles (variations) extrêmement complexes. Pour l’éditeur Christophe Ballard (1703) : "ceux même qui possedent la Musique dans toute son étendûë, se font un plaisir d’y goûter ce caractere Tendre, Aisé, Naturel, qui flatte toûjours, sans lasser jamais et qui va beaucoup plus au cœur qu’à l’esprit".
Quant à la contredanse, importée d’Angleterre à la fin du XVIIe siècle mais immédiatement adaptée au goût français, elle suscite, grâce au climat de jeu et de fantaisie qui y règne, un incroyable engouement dans les bals auprès de la jeune aristocratie au cours du XVIIIe siècle.
Ce répertoire qui ponctuait la vie quotidienne de la société dominante et a nourri les traditions musicales à travers l’Europe, est aujourd’hui à découvrir dans tout son naturel grâce aux Musiciens de Saint-Julien.
Au programme :
Anonymes • C. E. Borjon de Scellery • J. Bodin de Boismortier • J.-B. Lully • J.-P. Rameau
1 soprano et 6 à 8 instrumentistes :
Annie Dufresne : soprano
François Lazarevitch : direction musicale, musette, flûte traversière, flûte à bec
Stéphanie Paulet : violon baroque
Philippe Allain-Dupré : flûte traversière
Alexis Kossenko : flûte traversière
Anne-Lise Foy : vielle à roue
Maude Gratton : clavecin
Julien Léonard : viole de gambe
André Henrich : théorbe et guitare
Durée :
1h10 sans entracte
Disque Alpha 115
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