JS Bach, Sonates pour flûte

À propos

L’œuvre de Johann Sebastian Bach pour flûte et clavecin ou basse continue est un sommet de la musique de chambre au XVIIIe siècle, paradoxalement assez peu joué au concert, et que l’on entendra avec un plaisir renouvelé.

Les Musiciens de Saint-Julien, François Lazarevitch à la flûte, artiste au parcours atypique, rejoint par Justin Taylor au clavecin et Lucile Boulanger à la viole de gambe, en donnent une interprétation tout en relief, parvenant à allier la profondeur de la pensée musicale et la légèreté bondissante du phrasé.

Ces quatre sonates offrent une palette de sentiments extraordinairement variée, et illustrent parfaitement l’invention et la maîtrise hors norme de Bach dans tous les genres et tous les styles. Sa science du contrepoint bien sûr, en premier lieu dans les sonates en trio, mais aussi du style concertant (sonate en mi mineur), de la danse (avec la fameuse gigue haletante de la sonate en si mineur), jusqu’à celle, plus inattendue, du style galant berlinois, avec ce véritable hommage au Roi-flûtiste Frédéric II qu’est la sonate en mi majeur.

CD du programme disponible chez Alpha Classics avec Jean Rondeau au clavecin.

Trio
François Lazarevitch, flûte traversière
Lucile Boulanger, viole de gambe
Justin Taylor, clavecin

Production
Les Musiciens de Saint-Julien

Grâce à une virtuosité superlative, François Lazarevitch et ses musiciens emportent l’auditeur dans un tourbillon qui le laisse la tête dans les étoiles… Cette version s’impose au sommet de la discographie.

Classica

Le disque du programme

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Alpha productions • Alpha 490 • ISBN 3760014194900 • 1 CD • 1 h 23

  1. Sonate en si mineur – Andante (7:18)
  2. Sonate en si mineur – Largo e dolce (3:27)
  3. Sonate en si mineur – Presto (part 1) (1:37)
  4. Sonate en si mineur – Presto (part 2) (4:17)
  5. Sonate en mi mineur – Adagio ma non tanto (2:19)
  6. Sonate en mi mineur – Allegro (2:46)
  7. Sonate en mi mineur – Andante (3:41)
  8. Sonate en mi mineur – Allegro (4:56)
  9. Sonate en mi majeur – Adagio ma non tanto (2:19)
  10. Sonate en mi majeur – Allegro (3:14)
  11. Sonate en mi majeur – Siciliana (3:24)
  12. Sonate en mi majeur – Allegro assai (3:17)
  13. Partita – Allemande (5:59)
  14. Partita – Corrente (3:51)
  15. Partita – Sarabande (4:29)
  16. Partita – Bourrée angloise (2:55)
  17. Sonate en la majeur – Vivace (3:55)
  18. Sonate en la majeur – Largo e dolce (3:09)
  19. Sonate en la majeur – Allegro (4:13)

Rendez-vous

Autour du programme

Programme

Sonate en si mineur pour flûte et clavecin BWV 1030

Sonate en la majeur pour flûte et clavecin BWV 1032

Sonate en mi mineur pour flûte et basse continue BWV 1034

Sonate en mi majeur pour flûte et basse continue BWV 1035

Presse

mai 2014

Classica – Choc

Philippe Venturini

Bach aux petits soins

Grâce à une virtuosité superlative, François Lazarevitch et ses musiciens emportent l’auditeur dans un tourbillon qui le laisse la tête dans les étoiles. Les premières mesures de l’Andante de la BWV 1030 laissent craindre une lecture virtuose par de jeunes gens pressés. Tempo allant, syncopes impérieuses, mise en place impeccable, émission très droite, justesse irréprochable : une telle perfection impressionne. Mais au fur et à mesure que la musique se déploie, on comprend qu’il s’agissait d’un lever de rideau appelé à capter l’attention et non d’une orientation interprétative pour l’intégralité du programme. Très vite, les croches répétées (sol puis fa) révèlent une fluidité de phrasé qui ne doit rien à la mécanique mais relève du discours et de sa ponctuation. Et dans ce mouvement particulièrement développé, de plus de cent mesures, dans lequel la flûte et le clavecin partagent un véritable dialogue concertant, Bach en a soigné les plus subtiles inflexions, utilisant un rythme sans cesse varié.
C’est là l’une des forces de cette version qui s’impose au sommet de la discographie malgré Frans Brüggen bien prudent, Barthold Kuijken et Jed Wentz : aller au fond des notes sans jamais prendre la pose du penseur ni adopter un langage didactique. François Lazarevitch livre dans son texte de présentation le secret de cette réussite : la lecture d’un manuscrit de Quantz, conservé à la bibliothèque royale de Copenhage, riche en enseignements sur l’articulation et les notes inégales. Bien évidemment, le flûtiste ne va pas systématiquement hoqueter sa ligne mélodique mais il la galbe selon un débit qui s’approche très souvent du langage parlé. François Lazarevitch et ses complices laissent cette musique s’exprimer avec un naturel déconcertant.
« Sous sa main chaque morceau paraissait être un vrai discours » écrivait Forkel à propos de Bach. Les Musiciens de Saint-Julien ne l’ont pas oublié.

mai 2014

De Volkskrant – 5 étoiles

Guido van Oorschot

Une douce nuit d’été de 1720, J.S. Bach a dû penser : comment pourrais-je recueillir l’odeur du chèvrefeuille et la mettre en musique ? Sur un délicat motif en ostinato, il déroule une mélodie de flûte éthérée. Pour le seul Andante de l’enivrante Sonate pour flûte et basse continue en mi mineur Bach mérite sa renommée mondiale. Il faut dire que ce compositeur de génie a dû pressentir l’arrivée d’un ensemble baroque du nom des Musiciens de Saint-Julien. Et que son chef, François Lazarevitch, répondrait magiquement à la musique de chambre pour flûte traversière de Bach. Quatre sonates et la fameuse Partita : supérieurement jouées et accompagnées avec raffinement au clavecin, viole de gambe et luth.

Discographie

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