L'Arte del Sonare

Diminutions, canzone et premières sonates dans l'Italie baroque
1550–1650

Présentation

Avant de devenir l’une des grandes formes de la musique européenne, la sonate est d’abord un espace de liberté. Aux premières décennies du XVIIᵉ siècle, tandis que les instruments s’émancipent peu à peu du modèle vocal, des compositeurs comme Fontana, Castello, Cima ou Uccellini inventent un langage nouveau, où l’éloquence du chant se mêle à l’audace de la virtuosité. Basses obstinées, canzone, ricercari, danses et premières sonates côtoient ainsi les diminutions, cet art d’orner les chefs-d’œuvre de la polyphonie vocale par une profusion de traits improvisés. Véritable laboratoire de l’écriture instrumentale, elles révèlent l’émergence d’une virtuosité nouvelle et ouvrent la voie à la sonate.

Ce parcours prend vie grâce à la remarquable polyvalence de ses interprètes. François Lazarevitch fait entendre la rare flûte traversière de la Renaissance, dont il est aujourd’hui l’un des plus fins connaisseurs, tout en passant avec la même aisance à la flûte à bec et à la musette. Sa maîtrise exceptionnelle de ces instruments donne toute sa mesure à l’art des diminutions, où la liberté du geste, l’invention ornementale et une virtuosité éblouissante se déploient avec une éloquence toute italienne. À ses côtés, Manon Papasergio, dont le talent s’impose déjà parmi les jeunes interprètes de sa génération, troque parfois la harpe pour le dessus de viole, faisant dialoguer les timbres et révélant toute la richesse sonore de cette période foisonnante.

Un voyage aux sources de la sonate, à la découverte du moment où, libérés de la voix sans jamais renier son héritage, les instruments inventent leur propre éloquence.

Distribution

François Lazarevitch : flûte traversière cylindrique, flûte à bec et musette
Manon Papasergio : harpe et dessus de viole

Découvrez nos autres programmes

tous les programmes