JS Bach, Suite en si, Cantates 82 "Ich habe genug" & 209

Hana Blažíková | François Lazarevitch

À propos

Les Musiciens de Saint-Julien interprètent deux œuvres parmi les plus célèbres de Johann Sebastian Bach, la cantate 82 “Ich habe genug” (Je suis comblé), et la Suite en si mineur pour flûte et orchestre, auxquelles François Lazarevitch a souhaité joindre la cantate profane 209 “Non sa che sia dolore” (Il ne sait pas ce qu’est le chagrin). Ces deux cantates font dialoguer la voix de soprano et la flûte traversière.

Composée à Leipzig en 1727 sur un livret anonyme, et destinée originellement à une voix de basse et un hautbois, la cantate religieuse “Ich habe genug” (Je suis comblé), a été transposée pour soprano en 1731 puis en 1735 avec flûte traversière. Le poète inconnu a pris l’histoire de Syméon comme point de départ de la cantate. Le vieux Syméon reconnait le Messie en l’enfant Jésus à l’occasion de la visite au temple de Marie avec son fils. Sa vie est ainsi accomplie et il peut mourir dans la joie. Le récitatif transmet cette aspiration à la mort au Chrétien qui cherche Jésus dans la paix et la quiétude après la vie. La deuxième aria connue sous le nom de “Schlummerarie” (aria du sommeil) possède le caractère d’une berceuse accompagnant le mourant. Avec son caractère joyeux, l’aria finale présente un fort contraste avec les deux premières arias. 

Les suites ou “Ouvertüren” pour orchestre de Johann Sebastian Bach ont vraisemblablement été écrites pour le Collegium musicum de Köthen, entre 1718 et 1723. La suite n°2 en si mineur a des allures de concerto pour flûte, celle-ci se fondant parfois dans le son des cordes (Sarabande) ou ayant un rôle soliste (fameuse Badinerie). L’écriture oscille entre légèreté françaises (dans les “galanteries” ou danses légères telles la bourrée ou le menuet) et science toute germanique du contrepoint, notamment dans l’ouverture.

“Non sa che sia dolore” (Il ne sait pas ce qu’est le chagrin – BWV 209) est l’une des deux cantates en italien supposées de Johann Sebastian Bach, et daterait de 1729. L’interprète (soprano) s’adresse à son bien aimé obligé de la quitter pour un voyage que la chanteuse espère rapide et sans encombre. La flûte accompagne avec de multiples arabesques et des effets aériens, les deux arias où la soprano fait part de ses sentiments à l’égard du voyageur.

Durée du concert : 1h30

Distribution – 15 musiciens
Hana Blazíková, soprano
François Lazarevitch, direction & flûte
13 instrumentistes : 6 violons, 2 altos, 2 violoncelles, 1 contrebasse, 1 clavecin, 1 luth

Production
co-production Le Volcan – Scène nationale du Havre

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