Vivaldi, Le Souffle des saisons

Concertos pour flûte & musette

À propos

Inspirés par l’adaptation pour musette de Nicolas Chédeville des Quatre Saisons, François Lazarevitch et Les Musiciens de Saint-Julien insufflent à six concertos de Vivaldi aux programmes naturalistes une énergie réjouissante et en ravivent les couleurs.

L’originalité et l’alternance spectaculaire des instruments solistes – tous joués par François Lazarevitch – entraînent la première métamorphose de ces Quatre Saisons atypiques : au Printemps revient la musette, requise par la version fantaisiste et néanmoins exigeante imaginée par Chédeville en 1739, tandis qu’aux trois autres concertos, adaptés d’après les originaux pour cordes, sont dévolues flûtes à bec et traversière. Ces variations de timbres, leur vélocité et leur inventivité défient toutes les subtilités de la nature contrastée pensée par Vivaldi.

Cette relecture festive s’étend à l’ensemble des concertos, revisités par Les Musiciens de Saint-Julien à la lumière des recherches sur le phrasé en musique ancienne et des accointances avec les musiques traditionnelles de leur chef : traversant le miroir des programmes descriptifs et de la popularité des œuvres, ils font entendre autrement les danses de bergers, le déchaînement des éléments ou le chant des moissons. Au final, l’Italie de Vivaldi, le Versailles de Louis XV, où la musette était reine, et la voix, singulière et éloquente, d’un soliste d’aujourd’hui s’additionnent et transfigurent ces partitions que l’on croyait connaître.

8 musiciens
François Lazarevitch : flûte traversière, flûte à bec, musette & direction
violon 1, violon 2, alto, violoncelle, contrebasse, théorbe/guitare, clavecin

« Le naturel dans la joie, le plaisir dans un chant constamment solaire et serein. François Lazarevitch mène rondement son Gardellino, se régale et nous avec, avec une flûte luxuriante qui s’élève avec liberté au milieu de ses musiciens.

Vivaldi comme on l’aime. »

La Tribune des critiques de disques 
France Musique – dimanche 13 décembre 2020

VIDÉOS

Pas facile de renouveler l’interprétation des Quatre saisons de Vivaldi. Réussite totale cependant pour les Musiciens de Saint-Julien et leur chef François Lazarevitch

Gérard Mannoni

Vivaldi, Le Quattro stagioni

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Alpha classics • Alpha 281 • ISBN 3760014192814 • 1 CD • 1 h 02

  1. Concerto in F Major ‘La Tempesta di Mare’ – I.Allegro (2:37)
  2. Concerto in F Major ‘La Tempesta di Mare’ – II.Largo (1:38)
  3. Concerto in F Major ‘La Tempesta di Mare’ – III.Presto (2:04)
  4. Concerto in D Major ‘Il Gardellino’ – I.Allegro (3:49)
  5. Concerto in D Major ‘Il Gardellino’ – II.Cantabile (3:11)
  6. Concerto in D Major ‘Il Gardellino’ – III.Allegro (2:57)
  7. Concerto in C Major ‘Le Quattro Stagioni – La Primavera’ – I.Allegro (3:23)
  8. Concerto in C Major ‘Le Quattro Stagioni – La Primavera’ – II.Adagio sempre piano (2:24)
  9. Concerto in C Major ‘Le Quattro Stagioni – La Primavera’ – III.Pastorello Allegro (3:39)
  10. Concerto in C Major ‘Le Quattro Stagioni – L’Estate’ – I.Allegro non molto (4:46)
  11. Concerto in C Major ‘Le Quattro Stagioni – L’Estate’ – II.Adagio (2:16)
  12. Concerto in C Major ‘Le Quattro Stagioni – L’Estate’ – III.Presto (3:01)
  13. Concerto in C Major ‘Le Quattro Stagioni – L’Autunno’ – I.Allegro (4:51)
  14. Concerto in C Major ‘Le Quattro Stagioni – L’Autunno’ – II.Largo (2:10)
  15. Concerto in C Major ‘Le Quattro Stagioni – L’Autunno’ – III.Allegro (3:09)
  16. Concerto in C Major ‘Le Quattro Stagioni – L’Inverno’ – I.Allegro non molto (3:18)
  17. Concerto in C Major ‘Le Quattro Stagioni – L’Inverno’ – II.Largo (1:58)
  18. Concerto in C Major ‘Le Quattro Stagioni – L’Inverno’ – III.Allegro (3:20)
  19. Concerto in G Minor ‘La Notte’ – I.Largo (1:49)
  20. Concerto in G Minor ‘La Notte’ – II.Presto (Fantasmi) (0:47)
  21. Concerto in G Minor ‘La Notte’ – III.Largo (1:06)
  22. Concerto in G Minor ‘La Notte’ – IV.Presto (0:57)
  23. Concerto in G Minor ‘La Notte’ – V.Largo (Il sonno) (1:16)
  24. Concerto in G Minor ‘La Notte’ – VI.Allegro (1:57)

Programme

La Tempesta di Mare Concerto en fa majeur op 10 n°1, RV 433                
pour flûte à bec alto, cordes et basse continue
Allegro – Largo – Presto

Le Printemps concerto en do majeur pour musette, deux violons et basse continue
Arrangement de Nicolas Chédeville
Allegro – Adagio sempre piano – Pastorello Allegro

L’Été concerto en sol mineur op. 8 n°2 pour flûte traversière, cordes et basse continue
Allegro non Molto – Adagio – Presto

L’Automne concerto en fa majeur op. 8 n°3 pour flûte traversière, cordes et basse continue
Allegro – Largo – Allegro

L’Hiver concerto en fa mineur op. 8 n°4 pour flûte traversière, cordes et basse continue
Allegro non Molto – Largo – Allegro

La Notte Concerto en sol mineur op. 10 n°2 RV 439 pour flûte à bec, cordes et basse continue
Largo – Presto (Fantasmi) – Largo – Presto – Largo (Il sonno) – Allegro

Rendez-vous

Autour du programme

Presse

novembre 2017

Altamusica

Gérard Mannoni

Au cœur du baroque

Pas facile de renouveler l’interprétation des Quatre saisons de Vivaldi. Réussite totale cependant pour les Musiciens de Saint-Julien et leur chef François Lazarevitch, qui parviennent à donner une vie très particulière, débordante de couleurs et de sensibilité, retour aux sources des pratiques musicales du xviiie siècle.

On sait que c’est au xixe siècle que les grandes formes musicales se figèrent, notamment dans une fidélité absolue à leur forme originale. Jusqu’alors, on jouait bien souvent une partition avec les instruments dont on disposait, en nombre et en nature, allant d’une petite formation à de vastes déploiements, comme en connut par exemple le Messie de Haendel, à de transcriptions diverses pour le choix de l’instrument soliste.

François Lazarevitch en donne une première preuve éclatante lorsque, après le concerto pour flûte à bec La Tempesta di mare, il attaque le Printemps des Quatre saisons dans la transcription pour musette de cour de Nicolas Chédeville, virtuose des instruments à vent sous Louis xv, très polyvalent, en fabriquant et en jouant une grande diversité. La sonorité de cette musette est fraîche, claire, sensuelle, lumineuse, et on ne peut qu’admirer la virtuosité de Lazarevitch, qui se révélera tout aussi étonnant à la flûte à bec ou au traverso pour les autres concertos du célèbre cycle dans les transcriptions qu’il a réalisées. L’emploi de ces instruments nous donne incontestablement une impression de plein-air, de spontanéité qui colle bien au programme des œuvres, peut-être mieux même que le violon, magnifique, certes, mais plus sophistiqué, plus grande salle de concert.

Son travail et celui de ses musiciens, tous excellents et tellement engagés dans leur amour de ces musiques, représente certainement l’une des voies les plus originales et les plus intelligentes menant à des interprétations capables de toucher la sensibilité de l’auditoire contemporain, saturé de versions toutes si proches les unes des autres, tout en restant fidèle à la sensibilité des temps de leur naissance. Il y a bien sûr la qualité des instruments et de ceux qui les jouent, mais surtout de la part de tous ces interprètes, une capacité à vivre de l’intérieur le langage musical d’une époque bouillonnante de vie, en pleine mutation dans le domaine de l’écriture comme dans celui de l’instrumentarium, et qui reste proche des sources populaires tout en inventant la musique la plus savante.

Dans une salle Cortot comble, ce concert des Musiciens de Saint-Julien fut une fois encore une expérience aussi délectable qu’enrichissante, inattendue et profondément marquante.


septembre 2017

Classica

Philippe Venturini

Vivaldi doux

Voilà bien le dernier programme que l’on aurait imaginé sur les pupitres des musiciens de Saint Julien. Eux qui nous ont mené de Kilkenny aux Noëls baroques en passant par des polyphonies médiévales poursuivent leur route, vers une destination qu’on ne saurait qualifier d’originale. François Lazarevitch la présente comme « l’aboutissement d’une série de sept disques intitulé mille ans de cornemuse en France.» Il va de soi que les quatre saisons entendues sont adaptées aux instruments favoris de l’ensemble, les vents. Le printemps est ainsi balayé par le souffle de la musette (la cornemuse en France) dans la version de Nicolas Chedeville (1705-1782), les trois autres étant acclimatées à la flûte traversière par François Lazarevitch. Le résultat se révèle bien évidemment à la hauteur de la réputation de ce superbe ensemble. Le printemps semble plus pastoral que jamais, plus charmeur que pittoresque. Le reste de l’année se déroule sous une douce brise, préservé de la rigueur des intempéries et des brusques écarts de température. Dans les trois concertos à titre, François Lazarevitch aussi éloquent à la flûte traversière qu’à bec, et ses musiciens évoluent dans un semblable climat de couleur pastel et de tendre lumière. Le voyage s’achève donc sans encombres.

août 2017

MDR Kultur

Hugh Canning

Antonio Vivaldis unter dem Titel «Die Vier Jahreszeiten» versammelten Concerti gehören fraglos zu den populärsten Werken der klassischen Musikgeschichte. Kaum ein anderer Werke-Zyklus wurde zumal vergleichbar häufig – und auf Referenzniveau – eingespielt. Dass folglich jede weitere Aufnahme bei Publikum und Kritik zunächst Irritationen verursacht, ist nachvollziehbar, denn nur wer tatsächlich neue künstlerische Aspekte verhandelt oder unkonventionelle Ansätze präsentiert, ist auf dem deutlich gesättigten Markt willkommen. Dass vor diesem Hintergrund Flötist Francois Lazarevitch und sein Ensemble mit weiteren Lesarten dieser und anderer Vivaldi-Concerti aufwarten, verwundert hingegen kaum, nutzt der Franzose doch seit Jahren jede Möglichkeit, mit seinen Interpretationen ästhetische und klangliche Standards respektive Konventionen zu hinterfragen. So vermag der Virtuose denn auch mit seinen Transkriptionen der «Jahreszeiten» für Flöte und (wahlweise) Musette (Transkriptionen: Nicolas Chedeville) für frischen Wind in der Rezeption der Concerti zu sorgen. Dem entsprechen die schnörkellosen, transparenten, dynamisch weitgefächerten und von forcierten Tempi getragenen Exegesen.

août 2017

RBB Kulturradio

Bernhard Schrammek

Federnde, mitreißende und hochtransparente Interpretation

Reactions to this absorbing and revelatory disc will, I suspect, depend on how one responds to the « Frenchified » Purcell of François Lazarevitch’s Saint-Julien musicians. I heartily approve of their imaginative, improvisatory approach, which brings some of the instrumental music – the « Jig » following May Her Blest Example (from one of the Queen Mary birthday odes) and the Scotch Tune – close to the realms of their speciality, Celtic folk music. Their soloist, the countertenor Tim Mead, could hardly be more mainstream Anglophone in his approach in a series of Purcell hits: Strike the Viol (from Come Ye Sons of Art), Fairest Isle and What Power Art Thou (the shivering song usually sung by a bass) from King Arthur, and ‘Tis Nature’s Voice (Ode for St Cecilia’s Day). The French/Celtic style rubs off on Mead’s vocal decoration to delectable effect. Man möchte eigentlich meinen, dass es auf dem CD-Markt bereits ausreichend Einspielungen der «Vier Jahreszeiten» von Antonio Vivaldi gäbe. Doch die Neuaufnahme des Evergreens mit dem französischen Ensemble Les Musiciens de Saint-Julien unter Leitung des Flötisten François Lazarevitch lässt gewaltig aufhorchen. Aus den Violinkonzerten hat er kurzerhand Konzerte für Traversflöte gemacht. Zwar muss er dabei auf manchen Doppelgriff und einige weitere typische geigerische Figuren verzichten, dafür gewinnt er aber den warmen, einfühlsamen und differenzierten Klang der Flöte. Das nimmt man besonders gern in den langsamen Sätzen (etwa dem «Kaminfeuer» des «Winter»-Konzerts) wahr, aber auch die schnellen Rahmensätze voll Virtuosität und Feuer entbehren nicht einer großen Faszination. Keine Frage: François Lazarevitch ist einer der führenden Barockflötisten unserer Zeit. Das beweist er nicht zuletzt im berühmten «Frühling» der «Vier Jahreszeiten»: Hier bietet Lazarevitch eine Version für Musette – also für einen kleinen, barocken Dudelsack – und Orchester, die schon im 18. Jahrhundert vom französischen Komponisten Nicolas Chédeville erstellt wurde. Das überaus populäre Barockstück erklingt durch das ungewohnte Soloinstrument zwar an der Grenze zur Karrikatur, aber dennoch zweifelt man keinen Augenblick an der Seriosität der Aufnahme. Großen Anteil an der Originalität der Neuaufnahme besitzen die Musiciens de Saint-Julien, die in solistischer Besetzung für eine federnde, mitreißende und hochtransparente Interpretation sorgen. Ergänzt wird diese neue «Jahreszeiten-Version» durch drei weitere Programmkonzerte Vivaldis, die allerdings original für Block- bzw. Traversflöte vorgesehen sind. Schön, dass sich die Musiciens de Saint-Julien entschlossen haben, diese Dauerbrenner der Barockmusik völlig neu einzuspielen.

2017

Classics Today

Jens F. Laurson

This disc opens with terrific, riveting interpretations of famous Vivaldi concertos « La Tempesta di Mare » and « Il Gardellino » – performances that absolutely fly off the page thanks to Jeremy Irons look-alike François Lazarevitch directing his band Les Musiciens de Saint-Julien while playing…

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